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Futur arrêté contre la pollution en Vallée de l’Arve 2 usine d’incinération

Nous vous présentons en avant première le projet d’arrêté qui sera pris par « Gérard » Lambert contre l’usine d’incinération de Passy les jours de pollution.

Comme à son accoutumée, l’arrêté ne prend pas en considération les demandes des populations voisines. Seuls 3 points sont abordés :

Comme pour la circulation des camions, l’arrêté ne s’applique qu’aux Particules Fines appelées PM10 ; les PM 2.5 ne sont pas concernées tout comme les gaz : NOx et SOx par exemple. Une diminution par 2 des émissions de PM est pourtant demandée, mais en l’absence de mesure sérieuse et impartiale, comment savoir si les valeurs relevées ont réellement été mesurées lors d’une utilisation normale de l’incinérateur ?

Le deuxième point concerne la maintenance de l’incinérateur, la demande est simple : pas de maintenance pendant les pics de pollution. Double effet car si la maintenance est nécessaire à intervalles réguliers c’est pour éviter un disfonctionnement postérieur, et dans le même temps, l’arrêté demande la prévention des disfonctionnements, prévention impossible si la maintenance n’est pas effectuée régulièrement. Des retards dans la maintenance risquent donc de faire augmenter l’émission de pollution et justement des disfonctionnements de l’incinérateur.

Le troisième point concerne le panache continuel qui sort du conduit de fumée. La préfecture demande à ce qu’ils soit moins visible. Bien sûr ! pourquoi réduire l’émission de polluants si l’on peut tout simplement la cacher ?

Nous savons, grâce au travail de l’Association pour le Respect du Site du Mont-Blanc que l’incinérateur est prévu pour fonctionner avec 3T5 de déchets par heure et un pic à 8T / heure (données constructeur). Pourquoi donc vouloir impérativement faire fonctionner l’incinérateur à plein régime alors que le tonnage minimum équivaut à la quantité de déchets émis par les com’com du secteur de l’usine d’incinération ? L’arrêt des transports en provenance d’autres départements est le premier point à appuyer.

Le second point est ce nombre de « disfonctionnements », l’usine d’incinération a combien de jours de disfonctionnement par an ? et quelles sont les dates ? une relation jour de disfonctionnement / pic de pollution ou jour de maintenance / pic de pollution pourrait-il être fait ? Cette question est aujourd’hui primordiale puisque posée par la préfecture.

Enfin les NOx, SOx et autres dérivées gazeux  doivent être également pris en compte. Comme à son accoutumée, le préfet n’en fait qu’à moitié.

Projet d’arrêté

Rapport_SET_Monblanc_novergie

 

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